Peut-on composter le liseron, le chiendent, la renouée ?
Non, et c'est le plus coûteux des interdits : composter du liseron, c'est le multiplier puis le répandre soi-même dans tout le potager avec l'amendement.
Mis à jour le 13 août 2026
Matière verte — riche en azote
Le moindre fragment repart. C’est la façon la plus efficace de contaminer durablement un jardin.
- Décomposition
- Moyenne — 2 à 6 mois
- Odeurs, nuisibles
- Faible
- À faire
- Faites-les sécher au soleil sur une dalle jusqu'à ce qu'ils cassent net.
Le compost est un milieu de bouturage parfait
Liseron, chiendent, renouée du Japon, prêle et oxalis se reproduisent par fragments souterrains. Un morceau de rhizome de deux centimètres suffit à redonner un plant complet.
Or un composteur réunit exactement les conditions dont ces fragments ont besoin : humidité constante, chaleur douce, obscurité, matière meuble. Vous ne les détruisez pas, vous les bouturez, puis vous les distribuez sur chaque planche que vous amendez.
Pourquoi la chaleur ne suffit pas
Détruire un rhizome demanderait une température élevée maintenue dans tout le volume. Un tas domestique chauffe au centre, brièvement, et jamais sur les bords — et un seul fragment survivant suffit.
Le cas de la renouée du Japon est le plus grave : c'est une espèce exotique envahissante, et sa dissémination est encadrée par la réglementation. Ses fragments doivent être éliminés en filière dédiée.
Les trois méthodes qui fonctionnent
Par ordre d'efficacité, toutes trois éprouvées.
- Le purin : macération complète en fût fermé pendant trois à quatre semaines. La fermentation anaérobie détruit tout, et le liquide dilué fait un bon engrais.
- La dessiccation totale : plusieurs jours en plein soleil sur une dalle ou une bâche, jusqu’à ce que les rhizomes soient cassants comme du bois sec.
- La déchetterie, en filière déchets verts : le compostage industriel monte assez haut en température.
Questions fréquentes sur rhizomes de liseron, chiendent, renouée
Oui, très facilement, et c'est le scénario habituel. Un fragment de rhizome de deux centimètres redonne un plant entier, et le compost lui offre des conditions de reprise idéales. Vous le disséminerez ensuite sur chaque parcelle amendée.
Oui s'il est complet. Les rhizomes doivent devenir cassants, ce qui demande plusieurs jours de plein soleil sur une surface dure — pas sur la terre, où ils s'enracineraient. Un séchage partiel ne suffit pas : un rhizome encore souple reprend dès qu'il retrouve l'humidité.
Ni compost, ni tas de déchets verts au fond du jardin. C'est une espèce exotique envahissante dont la dissémination est encadrée par la réglementation. Renseignez-vous auprès de votre déchetterie sur la filière prévue : elle existe dans la plupart des départements concernés.