Peut-on composter les plantes malades ?
Non pour l'essentiel. Un compost domestique ne monte pas assez haut en température pour détruire les spores — et l'amendement obtenu réinfecte précisément les cultures que vous vouliez nourrir.
Mis à jour le 13 août 2026
Matière verte — riche en azote
Mildiou, oïdium, chancre : les spores survivent à un compost domestique et retournent au potager avec l’amendement.
- Décomposition
- Rapide — 2 à 6 semaines
- Odeurs, nuisibles
- Faible
- À faire
- Ne les compostez pas : un tas domestique ne monte pas assez haut pour tuer les spores.
La question de la température, encore
Neutraliser des spores fongiques demande environ 60 °C maintenus plusieurs jours dans l'ensemble du volume. Une plateforme industrielle atteint et dépasse ces conditions ; un bac de jardin y arrive brièvement, en son centre seulement.
Les spores logées en périphérie survivent intactes. Au printemps suivant, elles retournent au potager avec le compost, et le cycle recommence — souvent sans qu'on fasse le lien.
Ce qui est vraiment à écarter
Toutes les maladies ne se valent pas ; celles-ci sont les plus persistantes.
- Mildiou de la tomate et de la pomme de terre — le cas le plus fréquent et le plus tenace.
- Chancres du bois et maladies des fruitiers.
- Rouille, oïdium, tavelure du pommier.
- Monilia sur fruits, reconnaissable à ses cercles concentriques bruns.
- Toute plante arrachée pour cause de nématodes ou de galles racinaires.
Les cas où l’on peut composter sans crainte
Les dégâts d'insectes — pucerons, chenilles, altises — ne sont pas des maladies transmissibles par le compost : ces feuilles se compostent normalement.
Les taches physiologiques dues à la sécheresse, au froid ou à une carence non plus. La distinction à faire est entre un agent pathogène qui se conserve et un dommage qui ne se transmet pas.
Questions fréquentes sur plantes malades
Non. Le mildiou est le cas le plus problématique du potager français : ses spores survivent aisément à un compost domestique et se réactivent dès les premières conditions humides du printemps. Ces plants doivent sortir du jardin, en déchetterie ou en collecte de déchets verts.
Un compost industriel, oui. Un compost domestique, pas de façon fiable, même s'il monte à 60 °C en son cœur : la chaleur n'atteint jamais toute la masse, et la périphérie reste tiède. Il suffit d'une fraction de spores survivantes pour réinfecter.
Compostables sans difficulté. Les pucerons ne sont pas un agent pathogène conservé dans le compost, et ils ne survivent pas à la décomposition. La règle ne vise que les maladies fongiques, bactériennes et virales, ainsi que les nématodes.