Peut-on composter les mauvaises herbes ?
Oui tant qu'elles ne portent ni graines ni rhizomes — et dans ce cas, c'est même l'un des meilleurs déchets verts du jardin, entièrement gratuit.
Mis à jour le 13 août 2026
Matière verte — riche en azote
Sans graines et sans rhizomes, elles sont un excellent apport azoté.
- Décomposition
- Rapide — 2 à 6 semaines
- Odeurs, nuisibles
- Faible
- À faire
- Arrachez-les avant la montée en graines, c'est toute la différence.
Un engrais gratuit qu’on jette souvent à tort
Une adventice a puisé dans le sol exactement les éléments dont vos cultures ont besoin. L'ortie, la consoude et le pissenlit sont particulièrement riches en azote, en potasse et en oligo-éléments — les composter revient à recycler cette fertilité sur place.
Beaucoup de jardiniers évacuent leur désherbage en déchetterie par précaution, et achètent ensuite du compost. C'est le même matériau qui fait l'aller-retour.
La seule règle qui compte : le stade d’arrachage
Avant floraison, tout se composte sans risque. Après montée en graines, un compost domestique ne détruit pas les semences et vous les redistribuerez partout.
Le meilleur réflexe n'est donc pas un tri au moment de composter, mais un désherbage plus précoce : arrachez avant que ça fleurisse, et la question ne se pose plus.
Les vivaces à rhizomes, catégorie à part
Liseron, chiendent, renouée du Japon, prêle : ces plantes se multiplient par fragments souterrains. Un morceau de rhizome de deux centimètres suffit à redonner un plant, et le compost est un milieu de bouturage idéal.
Faites-les sécher complètement au soleil sur une dalle pendant plusieurs jours, ou passez-les au purin — la macération en fût pendant trois semaines les détruit à coup sûr.
Questions fréquentes sur mauvaises herbes non montées en graines
Oui, et c'est l'une des meilleures matières vertes qui soient : très riche en azote, elle relance un compost qui stagne. Arrachez-les avant la montée en graines. En purin dilué à 10 %, elles font aussi un excellent engrais liquide, et le résidu solide rejoint ensuite le compost.
Un compost industriel, oui ; un compost domestique, pas de façon fiable. Il faudrait 60 °C maintenus plusieurs jours dans tout le volume, alors qu'un bac de jardin n'atteint ces températures qu'en son centre et brièvement. Les graines des zones périphériques survivent.
C'est utile pour les vivaces à racines charnues — pissenlit, rumex — qui peuvent repartir dans un tas humide. Quelques jours au soleil sur une dalle ou une bâche suffisent. Pour les annuelles arrachées jeunes, c'est inutile.