Peut-on composter le papier journal ?
Oui, et la crainte des encres n'a plus lieu d'être depuis longtemps. Le vrai risque est ailleurs : à plat, le papier forme une couche imperméable qui bloque tout.
Mis à jour le 13 août 2026
Matière brune — riche en carbone
Froissé plutôt qu’à plat, sinon il forme une couche imperméable. Les encres des quotidiens français sont végétales depuis longtemps.
- Décomposition
- Moyenne — 2 à 6 mois
- Rapport C/N
- 398 à 852 — apporte du carbone
- Odeurs, nuisibles
- Faible
- À faire
- Froissez ou déchirez : en liasse, il forme un bloc imperméable.
La question des encres, réglée depuis les années 1990
Les encres au plomb ont disparu de la presse européenne il y a des décennies. Les quotidiens impriment aujourd'hui avec des encres à base d'huiles végétales — soja, lin, colza — ou à l'eau, sans métaux lourds.
Le papier journal lui-même est du papier recyclé peu traité, sans couchage ni vernis. C'est l'un des papiers les plus propres qui entrent dans un composteur.
Froisser, ne jamais poser à plat
Une feuille de journal étalée dans un composteur se comporte comme une bâche : elle bloque le passage de l'eau vers le bas et de l'air vers le haut. On retrouve fréquemment des feuilles entières intactes un an plus tard.
Froissée en boule lâche ou déchirée en bandes, la même feuille se mêle au reste et disparaît en quelques semaines. Le geste est aussi simple que déterminant.
Son meilleur usage : le fond du seau de cuisine
Deux feuilles pliées au fond du bioseau absorbent le jus des épluchures, évitent de laver le seau, et partent au compost avec le reste en apportant du carbone. C'est la meilleure alternative aux sacs dits biodégradables, qui eux ne se dégradent pas.
Questions fréquentes sur papier journal
Non, plus depuis longtemps. La presse européenne utilise des encres végétales ou aqueuses, sans métaux lourds. La méfiance vient des encres au plomb, abandonnées il y a plusieurs décennies. Écartez en revanche les magazines et prospectus, dont le papier glacé est couché et vernis.
Oui pour le papier ordinaire imprimé au laser ou au jet d'encre : les toners et encres bureautiques modernes sont sans danger à ces quantités. Évitez le papier autocopiant, les tickets thermiques et tout papier brillant ou plastifié.
Le déchirer en bandes ou le froisser suffit largement, et c'est plus rapide qu'un découpage. L'essentiel est qu'aucune feuille ne reste à plat. Une feuille froissée se décompose en trois à six semaines dans un tas actif.