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Le Bon Composteur
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Composteur ou lombricomposteur : lequel pour vous ?

La question se règle en une phrase dans 80 % des cas : avec un coin de terre, c'est un composteur ; sans extérieur du tout, c'est un lombricomposteur. Le reste du temps — balcon, petit jardin, gros volume de déchets — le choix mérite d'être posé poste par poste.

Mis à jour le 24 août 2026Notre méthode

La réponse courte

Vous avez un coin de terre, même petit — un composteur. Il absorbe des volumes que rien d’autre n’absorbe, il ne demande presque rien, et il coûte moins cher. La sélection par volume et par usage est dans composteur de jardin.

Vous n’avez aucun extérieur — un lombricomposteur. C’est la seule méthode qui produit un amendement fini en appartement, sans exutoire, sans odeur et sans bruit. Les modèles et le démarrage sont détaillés dans le comparatif des lombricomposteurs.

Vous avez un balcon ou une terrasse — c’est le seul cas réellement ouvert, et il dépend de l’exposition et de la place. Un balcon plein sud tue les vers en été ; un balcon nord et abrité leur convient parfaitement. Les contraintes propres à ce cas sont traitées dans composteur de balcon.

Le comparatif poste par poste

Composteur de jardinLombricomposteur
EmplacementExtérieur, sur la terre nueIntérieur, cellier, garage, balcon abrité
Encombrement70 à 105 cm de côtéEnviron 40 × 50 cm au sol
Déchets de cuisineOuiOui, c’est sa spécialité
Déchets verts, tonte, feuillesOui, en grande quantitéNon, en dehors de petites quantités
Carton et papierOuiOui, indispensable même
Volume absorbéQuelques centaines de litres par anDe l’ordre d’un kilo de déchets par jour
Premier résultat6 à 12 mois3 à 4 mois par plateau
Produit obtenuCompost, en volumeLombricompost concentré, et un engrais liquide
Fonctionnement en hiverÀ l’arrêt sous 0 °CContinu si le bac est hors gel
Effort physiqueBrassage à la fourche 3 à 4 fois par anAucun
Attention requiseFaible, et pardonne les oublisForte les six premières semaines
OdeursAucune si le tas est équilibréAucune si les vers ne sont pas suralimentés
Coût d’entrée40 à 80 € pour un bac de jardinPlus élevé, vers compris

Deux lignes de ce tableau expliquent l’essentiel des déceptions. Le volume absorbé : on achète un lombricomposteur en pensant régler le sort de tous ses déchets, puis on découvre en avril qu’il ne prendra pas la tonte. Et l’attention requise : un composteur négligé se rattrape, un lombricomposteur négligé au démarrage se solde par des vers morts.

Le critère qui tranche vraiment : votre gisement

Plutôt que de comparer des appareils, comptez ce que vous produisez. Un ordre de grandeur suffit : environ 100 litres de déchets de cuisine par personne et par an, auxquels s’ajoutent les déchets verts, qui dépendent entièrement de la surface entretenue et qui écrasent tout le reste dès qu’il y a un jardin.

  • Uniquement de la cuisine, deux à quatre personnes : les deux solutions conviennent, le choix se fait sur l’extérieur disponible.
  • Cuisine + un petit jardin de ville : un bac de 300 à 400 litres suffit, le lombricomposteur devient un confort et non une nécessité.
  • Cuisine + tonte + feuilles + haies : aucun lombricomposteur ne tient la charge. Il faut un bac, et souvent deux.
  • Aucun extérieur, foyer nombreux : le lombricomposteur atteint sa limite vers un kilo de déchets par jour, à quoi s’ajoute le bokashi si vous produisez aussi des restes cuits.

Le calculateur de volume fait ce calcul à partir du nombre de personnes et de la surface entretenue, et le sélecteur en trois questions de quel composteur choisir donne directement la catégorie correspondante.

Ce que les deux refusent, et ce qui les sépare

Les deux méthodes partagent une liste d’interdits : viande, poisson, produits laitiers, restes cuits gras, plantes traitées, litières d’animaux carnivores, tout ce qui n’est pas organique.

Le lombricomposteur en ajoute une seconde, propre aux vers :

  • Les agrumes en quantité, dont le limonène est toxique pour les vers ;
  • L’ail, et les bulbes d’oignon crus en volume — les pelures, elles, passent sans difficulté ;
  • Tout ce qui est salé, vinaigré ou huileux ;
  • Les grandes quantités d’un coup, même autorisées : la fermentation démarre avant que les vers n’aient le temps de manger.

À l’inverse, le composteur refuse ce que les vers acceptent volontiers : rien, en réalité. Sa liste est simplement plus large. La règle par matière et par méthode est le point le plus utile ici, parce qu’une même épluchure n’a pas le même verdict selon l’installation — c’est exactement ce que donne l’outil puis-je composter ça, et la liste générale figure dans que mettre dans le compost.

Deux produits différents, pas deux quantités du même

C’est le point le plus mal compris. Un composteur produit du compost, en volume : de quoi amender un potager, pailler des massifs, enrichir des plantations. Un lombricomposteur produit du lombricompost, beaucoup plus concentré et en quantité bien plus faible, ainsi qu’un liquide de percolation à diluer.

Concrètement, un bac de jardin bien mené fournit de quoi couvrir plusieurs dizaines de mètres carrés à la dose habituelle de 3 à 5 litres par m². Un lombricomposteur fournit quelques litres par récolte, parfaits pour des rempotages, des jardinières et des plantes d’intérieur, mais sans commune mesure avec les besoins d’un potager.

Autrement dit : si votre objectif est de nourrir un jardin, le lombricomposteur ne suffira pas. Si votre objectif est de sortir les biodéchets de la poubelle et d’avoir un bon amendement pour quelques pots, il est idéal.

La configuration qui marche le mieux : les deux

Quand on a un jardin et une cuisine active, la combinaison des deux est nettement supérieure à l’un des deux seul, et le surcoût est modeste.

Le lombricomposteur, installé dans un cellier ou un garage, absorbe les épluchures au quotidien. On ne traverse pas le jardin sous la pluie de novembre, ce qui est la première cause d’abandon d’un composteur en hiver. Il travaille toute l’année, y compris pendant les mois où le bac extérieur est à l’arrêt.

Le composteur, lui, digère tout ce que les vers refusent, c’est-à-dire l’essentiel du volume : tonte, feuilles mortes, cartons d’emballage, tailles broyées, mauvaises herbes.

Une seule précaution : ne divisez pas les épluchures entre les deux au hasard. Donnez au lombricomposteur ce qu’il aime — épluchures crues, marc de café, carton — et envoyez au bac les agrumes, l’ail, l’oignon cru en volume, et tout ce qui arrive en grande quantité d’un seul coup.

Les cas particuliers

Un balcon exposé plein sud. Le lombricomposteur y est un mauvais choix : au-delà de 30 °C, les vers meurent, et une caisse sombre au soleil dépasse cette température en quelques heures. Un composteur rotatif ou un bokashi seront plus robustes.

Une résidence secondaire. Le lombricomposteur supporte trois semaines sans apport, pas trois mois. Un composteur extérieur, à l’inverse, se moque parfaitement d’être laissé seul tout l’hiver.

Une copropriété sans balcon. Avant d’acheter quoi que ce soit, vérifiez s’il existe un site de compostage partagé à proximité : un simple seau de cuisine fermé suffit alors, et le tri est réglé sans installer quoi que ce soit chez vous.

Un foyer qui produit beaucoup de restes cuits. Ni l’un ni l’autre ne les acceptent. C’est le seul cas où le bokashi, qui fermente y compris viande et plats préparés, apporte une réponse — à condition d’avoir où déposer la matière fermentée ensuite.

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